Cdiscount lance un pavé dans la mare de la VOD
Hier mercredi 3 décembre, Cdiscount a lancé une toute nouvelle offre de VOD en ligne. Cdiscount dans la VOD ? Pourquoi pas, c’est une expansion certes inhabituelle pour un shop en ligne, mais finalement assez logique. Cdiscount vend des films depuis des années…
… Sauf que là il n’est pas question de vente. Si l’annonce a fait son petit buzz de chemin sur les blogs et forums depuis hier, c’est justement car pour la première fois, un acteur majeur du web francophone, même si on ne l’attendait pas là, a décidé d’offrir gratuitement du cinéma légal aux internautes français.
Comment ca marche ?
Simple: rendez-vous sur leur page officielle, et choisissez un film parmi la sélection de 4 proposés chaque semaine. Téléchargez le film désiré, et prenez votre temps: vous avez 15 jours pour visionner ce film. Oui, c’est plus que les autres acteurs payants de la VOD (généralement 48h). Plus, moins cher gratuit, ou sont les défauts ?
- Vous en aurez déjà sûrement relevé un: 4 films. Par semaine. Et allez-voir par vous-même, ce sont loin d’être des hits de l’année dernière. Des films déjà largement rentabilisés par leurs majors respectives.
- Chaque film est limité en nombre de téléchargements. Quand 30 000 internautes en ont téléchargé un, pouf « a pu film » ! Avec le trafic monstrueux de Cdiscount, le(s) meilleur(s) des 4 films partira(ont) rapidement. Gageons que cette limite évoluera rapidement, suivant le succès ou non auprès des annonceurs.
- Oui, car il y a des annonceurs. Défaut limité à mon goût. Cette semaine, c’est NRJ qui nous « offre » ces films. Une p’tite pub en début de film, ca va c’est pas la mort.
- Windows et Internet Explorer obligatoires. Les fichiers sont vérrouillés par le système DRM qui permet de protéger le fichier, empêcher sa copie, faire chier le monde, et manger les bébés. Lecture avec Media Player obligatoire également.
- Exit donc le visionnage sous Mac ou distribution Linux. Ca, ca pue du cul.
Okay, les conditions de lecture sont relativement limitées, et c’est dommage. Okay, on va pas se ruer sur Scream 3, l’un des films de cette sélection d’ouverture.
Mais gardons à l’esprit que c’est avec ce genre d’initiatives que l’on peut espérer voir les choses bouger et évoluer dans le futur. Cdiscount avait les arguments de trafic et de notoriété auprès de ses sponsors pour lancer cela, il y en a d’autres qui le peuvent aussi. Je pense pouvoir parier sans trop de risques que sur 2009, on verra 1 ou 2 gros concurrents se lancer dans l’aventure, plus un autre plus petit qui voudra forcément se démarquer, et libérera les OS alternatifs avec par exemple une solution de streaming.
En attendant une « libéralisation » de ce marché du gratuit, essayons, râlons, et patientons. Le meilleur reste à venir





